AMOW - Synopsis
Un homme habite une maison suspendue. Au début, il est pris dans une routine aliénée : assis à une table de salle à manger, distrait par son téléphone, entouré d’objets qui l’étouffent plus qu’ils ne le soutiennent. Puis une tension troublante brise cette torpeur. Peu à peu, la maison commence à se désagréger. Le mobilier s’éveille, s’animant avec une autonomie imprévisible : une chaise tente de se briser, un lit résiste au sommeil, un fauteuil s’agite avec inquiétude. La maison elle-même se transforme—parfois complice, parfois oppressive, toujours instable.
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Ces bouleversements de la maison reflètent les propres transformations du protagoniste. Son identité plie et se fracture en réponse—comique, fragile, hallucinée. Les disciplines aériennes telles que les sangles, la suspension par les cheveux et la corde deviennent des canaux directs à travers lesquels la maison et le personnage s’engagent, se confondent ou se résistent. La scénographie et le corps sont inséparables, enfermés dans un dialogue d’adaptation.
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Il en ressort un parcours de métamorphose : un être et une maison traversant la destruction pour accéder à une beauté étrange et inattendue. À la fin, les ruines ne sont pas vides. Elles vibrent de possibilités, portant en elles la fragile promesse d’un renouveau.
